Les vergers se trouvaient exclusivement sur le versant sud des collines
de Parisis qui dominent Courtry. Ce versant est communément
appelé " la côte " ; les gens d'alors disaient
: " je vais dans la côte "
De 1900 à 1906, il y'avait des vignes : 30 hectares de
cassissiers fournissaient environ 50 tonnes de grains destinés
à des distillateurs de Pantin, Delisy et Doissau. Elles
ont donné les noms suivants aux lieux-dits (la Bonne vigne,
la Goutte d'or, le Chemin des Vignes). En 1906, la culture de
la vigne fut victime du phylloxéra et définitivement
abandonnée.
De 1906 à 1950, la culture des vergers prédomina.
On cultivait dans la côte, des pommes, des poires, des prunes,
des cerises et des fruits rouges(groseilles, framboises
).
On écoulait la production aux Halles de Paris, l'excédent
de pommes, poires et prunes permettait de faire du cidre et de
l'eau de vie. Il y avait dans les fermes et notamment chez Alfred
Lefèvre,(rue de la Barre), de gros pressoirs à cidre.
Le bouilleur de cru s'installait chaque année sur la place
du village et ensuite rue de la Barre (chez Louis Lefèvre)
et chaque cultivateur apportait ses tonneaux de prunes à
bouillir et récoltait une excellente eau de vie (voir photos)
De 1950 à 1960, ce fut l'abandon progressif des vergers,
faute de main d'uvre et de possibilité d'écouler
la production.
De 1960 à nos jours, la côte est totalement en friche.
Un remembrement de cette zone est en cours afin d'envisager une
utilisation plus rationnelle des sols.
Mais le temps des vergers est perdu à jamais
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